jeudi 20 décembre 2012

L'eau de vie: conte de grimm

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Il était une fois un roi qui tomba malade et nul ne crut qu'il en réchapperait. Il avait trois fils qui l'aimaient beaucoup et en furent très affectés.
Un jour qu'ils se trouvaient dans le jardin du palais et se lamentaient, ils virent -venir à eux un vieillard qui leur demanda le sujet de leur chagrin. Ils lui apprirent que leur père était très malade, que les remèdes n'étaient d'aucune efficacité, et que certainement il ne se rétablirait pas.
Le vieux leur dit alors :
- Je connais un remède, c'est l'eau de vie ; votre père guérira s'il en boit, mais il n'est pas facile à trouver.
L’aîné dit :
- Je la trouverai bien moi.
Il se rendit auprès du roi malade et lui demanda L'autorisation de se mettre à la recherche de ce remède souverain. Mais le roi lui répondit qu'il préférait mourir plutôt que de consentir à ce que son fils s'exposât aux dangers de cette expédition. Cependant le prince insista tant que le roi céda. Le jeune homme se disait : " Si je rapporte cette eau à mon père, je deviendrai le préféré et hériterai de la couronne. "
Il se mit donc en route, et, après avoir longtemps chevauché, il trouva sur sa route un nain qui lui demanda où il allait si vite :
- Méchant nain, cela ne te regarde pas, lui répondit-il avec hauteur. Et il continua sa route.
Mais le, petit homme fut irrité de cette réponse et il lui jeta un sort. Le prince s'engagea bientôt entre deux montagnes, dans une gorge qui se resserra tellement qu'il ne, put bientôt plus avancer, il lui fut également impossible de revenir sur ses pas. Il voulut mettre pied à terre, impossible encore, il demeura donc dans cet état d'immobilité. L'auguste malade l'attendit longtemps, mais il ne revint pas.
Le second prince demanda alors à son père l'autorisation de se mettre, à la recherche de l'eau salutaire. Le roi refusa également tout d'abord, mais il finit par céder.
Le jeune homme prit donc le même chemin, et rencontra le même nain qui l'arrêta également et lui demanda où il se rendait avec tant de hâte.
- Méchant nain, cela ne te regarde pas, lui répondit le second prince. Et il s'en fut sans se retourner.
Mais le nain lui jeta également un sort et il s'engagea comme son frère dans une gorge d'où il ne put sortir. C'est le lot des orgueilleux.
Voyant que ses frères ne revenaient pas, le troisième, prince sollicita à son tour l'autorisation de se mettre à la recherche de l'eau de vie et son père dut le laisser partir.
Il rencontra également le nain, et quand celui-ci lui demanda où il se rendait en si grande hâte, il arrêta son cheval et lui répondit obligeamment :
- Je suis en quête de l'eau de vie, car mort père est à l'agonie.
- Sais-tu où la trouver lui demanda le petit homme.
- Non, répondit le prince.
- Je vais te l'apprendre et te dire comment tu y arriveras, puisque tu t'es mieux conduit que tes frères. L'eau de vie jaillit d'une fontaine qui se trouve dans la cour d'un château enchanté ; tu n'y accéderas pas sans une baguette de fer et deux petits pains que je vais te remettre. Avec la baguette tu frapperas trois fois à la porte de fer du château et elle s'ouvrira ; à l'intérieur tu verras deux lions qui voudront te dévorer. En leur jetant à chacun un pain, ils se calmeront, tu te hâteras alors d'aller chercher l'eau de vie avant que sonnent douze coups, car à ce moment-là la porte se referme et tu te trouverais emprisonné.
Le prince remercia avec effusion, prit la baguette et les pains et suivit sa route. Il arriva à destination et trouva tout comme le nain le lui avait prédit. La porte s'ouvrit au troisième, coup de baguette, et, après avoir apprivoisé les lions avec le pain, il pénétra dans le château. Il entra dans une grande, salle richement décorée où étaient assis des princes enchantés. Il retira leurs bagues de leurs doigts et prit un pain et un glaive qui se trouvait là.
Il vit dans une autre salle une charmante princesse qui se réjouit à sa vue, l'embrassa et lui annonça qu'il avait détruit le sort qui pesait sur elle.
Elle lui dit de revenir dans un an, qu'à cette époque leurs noces seraient célébrées et qu'il aurait son royaume.
Elle lui indiqua l'endroit où se trouvait l'eau de vie et l’engagea à se hâter d'en puiser avant que les douze coups ne retentissent. Il alla plus loin et arriva enfin dans une chambre où il vit un lit de repos ; harassé de fatigue, il voulut s'y reposer un moment. Il s'y allongea et s'endormit ; onze heures trois quarts sonnaient quand il s'éveilla. Il se leva et se précipita vers la fontaine. À l'aide d'un gobelet qu'il y trouva, il puisa de l'eau et s'en retourna en hâte. Il atteignait la porte quand retentirent les douze coups, et celle-ci se referma avec une telle violence qu’elle lui emporta un morceau de talon.
Mais, heureux de posséder l'eau bienfaisante, il prit le chemin du retour et repassa devant le nain. En Voyant le glaive et le pain, celui-ci lui dit :
- Tu as été heureusement inspiré en emportant cela : avec le glaive tu détruiras des armées, et le pain ne s'épuisera jamais.
Cependant le prince ne voulait pas retourner près de son père sans, ses frères et dit :
- Cher nain, ne pourrais-tu m'apprendre où je trouverai mes frères ? Ils sont partis avant moi à la recherche de l'eau de vie : et ne sont pas revenus.
- Ils sont pris entre deux montagnes, dit le nain, c'est moi qui leur avais jeté le sort à, cause de leur orgueil.
Le prince le supplia tant qu'il les relâcha, mais le nain lui dit :
- Méfie-toi d'eux, car leur cœur est mauvais.
En voyant ses frères il éprouva une grande joie et leur rendit compte de son aventure :
Il avait trouvé la fontaine avec l'eau de vie et en avait pris un gobelet - il avait conjuré le sort qui pesait sur une belle princesse qui attendrait un an pour l'épouser et lui donner un grand royaume.
Ils s'en retournèrent tous les trois et arrivèrent dans un pays où sévissaient la guerre et la famine, et que son roi crut livré à l'extermination, tant la misère y était grande.
Le prince se rendit auprès du souverain et lui remit le pain qui alimenta tout son royaume, et le glaive à l'aide, duquel il battit les armées ennemies.
La paix et le bonheur rétablis, le prince reprit le pain et le glaive, et les trois frères continuèrent leur chemin.
Mais ils traversèrent encore deux royaumes où régnaient également la guerre et la famine. A chacun des rois le prince confia le pain et le glaive, et sauva ainsi trois royaumes.
Ils s'embarquèrent ensuite, et prirent la voie de mer.
Pendant la traversée, les deux aînés se dirent entre eux que leur frère ayant trouvé l'eau de vie, leur père lui donnerait le royaume qui leur revenait. Ils ne purent en supporter la pensée et résolurent sa perte. Ils attendirent qu'il fût profondément endormi et enlevèrent l'eau vitale de sa gourde qu'ils remplirent d'eau de mer.
Dès qu'ils furent rentrés à la maison, le jeune prince fit boire son père de son eau, mais quand il eut pris quelques gorgées de l'eau salée, le roi se trouva plus mal qu'auparavant. Les deux aînés survinrent tandis qu'il se lamentait.
Ils accusèrent leur frère d'avoir tenté d'empoisonner le roi, disant qu'ils apportaient la véritable eau de vie qu'ils lui tendirent. Aussitôt qu'il en bu, le roi sentit son mal se dissiper et il recouvra les forces de sa jeunesse.
Les deux aînés se moquèrent de leur cadet et ils lui dirent :
- Tu as, en effet, trouvé l'eau de vie, mais tu n'as eu que la peine, tandis que nous jouissons de la récompense ; tu aurais dû être plus avisé et plus vigilant : nous te l'avons prise, tandis que tu dormais durant la traversée. Dans un an, c'est l'un de nous qui ira chercher la belle princesse. Mais prends garde de rien révéler de ce que tu apprends ; notre père ne te croira pas d'ailleurs . De plus, si tu cherches à nous trahir, tu perdras la vie ; tu demeureras sauf si tu te tais.
Cependant le, vieux roi crut que son plus jeune fils avait voulu attenter à sa vie, et il lui en témoigna de la colère. Il convoqua son conseil qui émit l'avis de faire fusiller secrètement le jeune prince. Un serviteur du roi devait l'accompagner à la chasse et l'exécuter dans la forêt.
Cependant, au moment décisif le prince fut surpris de l'air de tristesse de celui qui était charge de la funèbre mission.
- Qu'as-tu, lui demanda-t-il, pour paraître si triste ?
- Je ne puis le dire, répondit le serviteur.
- Parle, lui dit le prince, je te pardonne d'avance.
- Hélas ! dit alors le domestique, je suis chargé de vous fusiller, le roi l'ordonne ainsi.
Le prince tout consterné lui dit :
- Brave, serviteur, je te donnerai ma tenue royale, donne-moi la tienne à la place.
- Très volontiers, répondit l'autre ; je n'aurais quand même pas eu le, courage de tirer sur vous.
Ils échangèrent leurs vêtements, et le serviteur rentra au château tandis que le prince s'enfonça dans la forêt.
Longtemps après arrivèrent chez le vieux roi trois voitures chargées d'or et de pierres précieuses pour être remises à son plus jeune, fils. C'étaient les trois rois dont les royaumes avaient été délivrés par son glaive et fécondés par son pain qui voulaient ainsi exprimer leur gratitude.
Le vieux roi songea : " Mon fils serait-il innocent ? " et il dit à ses gens :
- Ah ! s'il était encore en vie, que je regrette de l'avoir fait tuer !
- Il vit encore, dit le serviteur ; je n'ai pu prendre sur moi de le tuer.
Et il raconta au roi comment les choses s'étaient passées.
Le cœur du vieux souverain fut soulagé d'un grand poids ; il fit publier partout que son fils pouvait rentrer et qu'il lui serait fait bon accueil.
Cependant la princesse avait fait percer devant son palais une rue pavée d'or et de pierreries, et dit à ses gens que, celui qui pousserait son cheval au milieu de cette rue serait l'époux attendu et qu'il fallait lui permettre l'accès du palais, tandis qu'il fallait chasser ceux qui marcheraient sur le côté.
Un pou moins d'un an après l'époque, où le jeune prince avait pénétré auprès de la belle princesse, l'aîné se mit en route afin de se donner pour son libérateur et obtenir sa main et son royaume.
En voyant la précieuse route il se dit : " Ce serait grand dommage d'y mettre les pieds ", et il fit passer la bête sur le côté. Mais, arrivé devant la porte, les gens lui dirent de s'en retourner car il n'était pas l'époux attendu.
Le second prince survint peu après, et il pensa comme, son aîné qu'il serait grand dommage de détériorer une si belle route ; il fit donc également passer son cheval sur le côté. Lui aussi, en se présentant au palais, vit les gens de la princesse lui déclarer qu'il n'était nullement l'époux attendu, et il fut prié de, s'en retourner.
Quand l'année fut tout à fait écoulée, le, troisième sortit du bois pour se rendre auprès de sa bien-aimée. Il ne songeait qu'à elle, à l'idée de se trouver auprès d'elle, et, dans sa distraction, il ne vit pas le somptueux pavage de la rue. Il laissa donc son cheval galoper au beau milieu de la voie et trouva la porte grande ouverte.
La princesse le reçut avec transport, le déclarant son sauveur et le, maître de son royaume.
Après que les noces eurent été célébrées en grande pompe, elle lui apprit que son père l'avait mandé auprès de lui et lui avait pardonné. Il se rendit donc auprès du vieux roi et lui raconta comment ses frères l'avaient trahi et qu'il s'était tu.
Le roi voulut les châtier, mais ils s'étaient déjà embarqués et ne reparurent jamais plus.

samedi 15 décembre 2012

Le chat Oscar

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Le chat oscar vit dans un appartement d'où il ne sort jamais. Sa petite maîtresse, Elise, a installé devant la fenêtre, un tabouret. Grimpé dessus, Oscar regarde avec envie les oiseaux qu'il aimerait croquer.

Tout cela va changer. Après un long voyage une voiture, Elise vient d'ouvrir la caisse à chat. Ouf ! Oscar étire ses pattes, détend ses muscles, il est heureux.

Le voilà en vacances, dans le grand jardin pour lui tout seul, où il va pouvoir chasser à son aise. Parfois, allongé sur la chaise longue, il fait semblant de dormir, d'ailleurs il ne ferme qu'un oeil, l'autre à demi ouvert, guette. Si un oiseau imprudent s'approche, d'un rapide coup de patte, paf ! Sa proie est prise et mangée en quelques minutes. 

Le chat Oscar est bien nourri, son gros ventre le prouve. Il chasse les oiseaux par plaisir et gourmandise. Manger un oiseaux est un régal pour Oscar. Et puis, ils ont des ailes se dit-il, moi pas. Ils peuvent s'envoler, ils n'ont pas besoin de venir sous mon nez, à picorer des miettes et me taquiner.

La petite mésange bleue se promène quand un merle vient l'avertir.

- Attention ! Jolie mésange bleue, le chat Oscar est arrivé. C'est un terrible chasseur. 

- La maison est fermée depuis des mois, je n'ai pas vu de chat, dit la belle. 

- Oui ! méfie toi, dit le rouge-gorge, sur la chaise longue où il s'allonge, il ne dort pas, il guette.

- Quel malheur ! Dit la la jolie mésange, j'ai fait mon nid dans l'arrosoir. 

- C'est vrai, dit le moineau, la dernière fois qu'il est venu en vacances, il a mangé tous mes copains.

- Que vont devenir mes petits, s'inquiète la mésange, l'arrosoir est à côté de la chaise longue, il va les entendre et les sentir. 

- Que c'est triste, que vont devenir les petits, reprennent ensemble tous les oiseaux.

Les merles discutent en eux, et décident de jouer un bon tour au chat 
Oscar.

La chaises longue est sous le plus beau cerisier, celui où tous les merles se donnent rendez-vous.

- Quelle chance, dit le gros merle.

Les voilà dans l'arbre, heureux de se régaler des bonnes cerises juteuses. Quand soudain, le chat Oscar arrive, sans bruit comme d'habitude. D'un bond, il saute sur la chaise longue, se penche vers l'arrosoir et se lèche déjà les babines. Il veut y plonger sa patte, quand une nuée de gros merles l'agresse. Ils le picorent avec force tandis que les autres plus jeunes, lancent une pluie de noyaux.

- Miaou ! Miaou ! Crie le chat Oscar, il n'est pas content du tout. Il a compris la ruse des merles. Demain, se dit-il, je trouverai bien le moyen de renverser l'arrosoir et de manger les petits qui sont dedans.

Le lendemain, Oscar arrive tout doucement sur ses coussinets. Il s'installe sur la chaise longue, fait semblant de dormir, ouvre un oeil, personne, pas un merle dans les parages.
Il est heureux, il a bien fait de venir plus tôt que d'habitude. Aucun pépiement ne sort de l'arrosoir qui est à sa place, tout prêt du transat, les oisillons doivent dormir. Hum ! Quel régal se dit Oscar, quel repas délicieux je vais faire. N'y tenant plus, il descend doucement de sa chaise, et tire l'arrosoir qui glisse sur l'herbe sans faire de bruit. Puis il le renverse, regarde encore aux alentours et plonge sa patte à l'intérieur, qu'il retire vivement en hurlant de douleur. Il secoue sa patte, il ne comprend pas. Puis il voit une boule sortir tranquillement de l'arrosoir. 

- Voilà ! dit le hérisson, c'est ta punition. Pendant la nuit nous avons changé les arrosoirs. Tu es bien nourri, tu n'as pas besoin de manger les petits de notre jolie mésange. 

le tresor du dragon vert

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Il était une fois un dragon vert qui vivait seul dans sa grotte. Mais il s'ennuyait. Voilà 500 ans qu'il protégeait son trésor et personne n'était venu le lui voler. Un jour, pendant qu'il mangeait un boeuf, le chevalier Layslasse vint lui demander: "Oh dragon, je ne veux pas me battre avec toi ... je veux juste te demander de partager ta richesse avec le royaume ! Nous sommes devenus pauvres". " Qu'aurai je en échange ? " demanda le dragon. "Tu seras notre roi", répondit le chevalier et le dragon accepta. Ils vécurent heureux jusqu'a la fin des temps.

Conte pour enfant: Momotaro

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Il était une fois un grand-père et une grand-mère qui vivaient dans la montagne. Tous les jours, le grand-père allait ramasser du petit bois, tandis que la grand-mère allait à la rivière laver le linge.
Un jour, alors qu'elle faisait la lessive, une grosse pêche, descendant la rivière, flotta jusqu'à elle. Voyant ce beau fruit, la grand-mère pensa que son mari serait content de le manger, ramassa la pêche et l'emporta chez elle. Quand le grand-père rentra déjeuner et vit la pêche si appétissante, il fut très content. La grand-mère coupa la pêche en deux avec un grand couteau et, quelle surprise! Un joli petit garçon se trouvait à l'intérieur.
Le grand-père et la grand-mère n'avaient pas d'enfant, et ils remercièrent la providence de leur avoir envoyé ce petit garçon. Comme il était né dans une pêche, ils décidèrent de l'appeler Momotaro, ce qui signifie "l'enfant né dans une pêche". La grand-mère prépara un repas et fit manger l'enfant. Il mangeait voracement et grandissait à vue d'oeil. Le grand-père et la grand-mère étaient bien surpris! Momotaro devint bien vite grand et fort.
Cependant, aussi grand et fort qu'il fût, Momotaro était paresseux. Il passait ses journées à dormir et à manger. Les autres jeunes gens du village allaient à la montagne ramasser des fagots, et seul Momotaro ne faisait rien. Le grand-père et la grand-mère se faisaient bien du souci, et ils demandèrent aux jeunes gens d'inviter Momotaro à aller avec eux travailler. Ils vinrent donc inviter Momotaro :
" Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne? ", mais celui-ci répondit :
" Je n'ai pas de hotte pour porter le bois, je ne peux pas aller avec vous."
Le jour suivant, ils revinrent inviter Momotaro :
"Momotaro, si tu venais avec nous ramasser des fagots dans la montagne? ", mais celui-ci répondit :
" Je n'ai pas de sandales, je ne peux pas aller avec vous."
La grand-mère se fâcha devant tant de paresse, et le jour suivant Momotaro alla avec les jeunes gens du village ramasser des fagots dans la montagne.
Pendant que tous ramassaient des fagots, Momotaro fit la sieste. Quand ils eurent fini leur travail, les jeunes gens décidèrent de rentrer au village; Momotaro s'éveillant leur dit :
"Je ramasse un peu de bois et je rentre avec vous."
Mais ils lui rétorquèrent :
" Si tu commences maintenant, nous allons rentrer trop tard."
Faisant la sourde oreille, Momotaro se dirigea vers un arbre énorme, et le prenant par le tronc, le déracina. Les garçons n'en croyaient pas leurs yeux! Le grand et fort Momotaro chargea l'arbre sur son épaule, les jeunes gens leurs fagots sur leur dos, et tous rentrèrent au village. Quand ils arrivèrent, le grand-père et la grand-mère furent bien étonnés de voir Momotaro porter un arbre aussi lourd comme s'il n'était qu'une simple brindille.
Cet exploit parvint aux oreilles du seigneur, qui désira rencontrer Momotaro. Il lui parla ainsi :
" Depuis fort longtemps, une bande de vilains brigands maltraite mes paysans et rançonne les villages. Si tu es si fort qu'on le dit, punis-les et reviens."
Momotaro partit donc pour l'île des brigands.
Le grand-père et la grand-mère confectionnèrent des gâteaux de millet et les donnèrent à Momotaro pour le voyage. Chemin faisant, celui-ci rencontra un chien.
" Momotaro, où vas-tu ainsi? " lui demanda le chien.
" A l'île des brigands, les punir."
" Et qu'y a-t-il dans ton baluchon?"
" Les meilleurs gâteaux de millet du Japon."
" Donne-m'en un, et j'irai avec toi." lui proposa le chien.
Momotaro lui donna un gâteau et ils continuèrent le voyage ensemble. Ils rencontrèrent ensuite un singe.
" Momotaro, où vas-tu ainsi? " lui demanda le singe.
" A l'île des brigands, les punir."
" Et qu'y a-t-il dans ton baluchon?"
" Les meilleurs gâteaux de millet du Japon."
" Donne-m'en un, et j'irai avec toi." lui proposa le singe.
Momotaro lui donna un gâteau et tous trois continuèrent leur voyage ensemble. Un faisan vint en volant à leur rencontre.
" Momotaro, où vas-tu ainsi? " lui demanda le faisan.
" A l'île des brigands, les punir."
" Et qu'y a-t-il dans ton baluchon?"
" Les meilleurs gâteaux de millet du Japon."
" Donne-m'en un et j'irai avec toi." lui proposa le faisan.
Momotaro lui donna un gâteau.
Momotaro, le chien, le singe et le faisan partirent ensemble en bateau pour l'île des brigands, mais ils avaient beau naviguer toutes voiles dehors, ils n'apercevaient rien à l'horizon. Le faisan s'élança alors dans le ciel, et ayant repéré l'île, leur indiqua la direction. Ils accostèrent enfin.
Sur l'île se trouvait un grand château dont la porte était fermée. Le singe grimpa lestement par-dessus et ouvrit de l'intérieur. Momotaro entra alors, et s'adressa aux vilains brigands qui ripaillaient :
" Je suis Momotaro, et je suis venu vous punir de vos mauvaises actions."
Les brigands se moquèrent de lui, mais le chien s'élança et les mordit. Momotaro dégainant son sabre les combattit. Momotaro et ses compagnons, qui avaient mangé les meilleurs gâteaux de millet du Japon, étaient invincibles et n'avaient peur de rien.
Aussi les brigands demandèrent-ils grâce :
" Nous ne serons plus jamais méchants, épargne-nous."
Les brigands vaincus par Momotaro lui remirent les trésors qu'ils possédaient, et Momotaro et ses compagnons, qui grâce aux meilleurs gâteaux de millet du Japon avaient vaincu et puni les bandits, rentrèrent chex eux avec ces trésors. Le grand-père et la grand-mère, qui se faisaient bien du souci pour Momotaro, l'accueillirent avec une grande joie.
Ils vécurent ensemble longtemps et furent très heureux.

Conte de la mère-grand

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C'était un femme qui avait fait du pain. Elle dit à sa fille :
– Tu vas porter une époigne toute chaude et une bouteille de lait à ta grand. Voilà la petite fille partie. A la croisée de deux chemins, elle rencontra le bzou qui lui dit :
– Où vas-tu ?
– Je porte une époigne toute chaude et une bouteille de lait à ma grand.
– Quel chemin prends-tu ? dit le bzou, celui des aiguilles ou celui des épingles ?
– Celui des aiguilles, dit la petite fille.
– Eh bien ! moi, je prends celui des épingles.
La petite fille s'amusa à ramasser des aiguilles.
Et le bzou arriva chez la Mère grand, la tua, mit de sa viande dans l'arche et une bouteille de sang sur la bassie.
La petite fille arriva, frappa à la porte.
– Pousse la porte, dit le bzou. Elle est barrée avec une paille mouillée.
– Bonjour, ma grand, je vous apporte une époigne toute chaude et une bouteille de lait.
– Mets-les dans l'arche, mon enfant. Prends de la viande qui est dedans et une bouteille de vin qui est sur la bassie.
Suivant qu'elle mangeait, il y avait une petite chatte qui disait :
– Pue !... Salope !... qui mange la chair, qui boit le sang de sa grand.
– Déshabille-toi, mon enfant, dit le bzou, et viens te coucher vers moi.
– Où faut-il mettre mon tablier ?
– Jette-le au feu, mon enfant, tu n'en as plus besoin.
Et pour tous les habits, le corset, la robe, le cotillon, les chausses, elle lui demandait où les mettre. Et le loup répondait : "Jette-les au feu, mon enfant, tu n'en as plus besoin."
Quand elle fut couchée, la petite fille dit :
– Oh, ma grand, que vous êtes poilouse !
– C'est pour mieux me réchauffer, mon enfant !
– Oh ! ma grand, ces grands ongles que vous avez !
– C'est pour mieux me gratter, mon enfant !
– Oh! ma grand, ces grandes épaules que vous avez !
– C'est pour mieux porter mon fagot de bois, mon enfant !
– Oh ! ma grand, ces grandes oreilles que vous avez !
– C'est pour mieux entendre, mon enfant !
– Oh ! ma grand, ces grands trous de nez que vous avez !
– C'est pour mieux priser mon tabac, mon enfant !
– Oh! ma grand, cette grande bouche que vous avez !
– C'est pour mieux te manger, mon enfant !
– Oh! ma grand, que j'ai faim d'aller dehors !
– Fais au lit mon enfant !
– Au non, ma grand, je veux aller dehors.
– Bon, mais pas pour longtemps.
Le bzou lui attacha un fil de laine au pied et la laissa aller.
Quand la petite fut dehors, elle fixa le bout du fil à un prunier de la cour. Le bzou s'impatientait et disait : "Tu fais donc des cordes ? Tu fais donc des cordes ?"
Quand il se rendit compte que personne ne lui répondait, il se jeta à bas du lit et vit que la petite était sauvée. Il la poursuivit, mais il arriva à sa maison juste au moment où elle entrait.

Fable avec des légumes - Bourrelets d'asperge

Publié par Admin à 13:51 0 commentaires
Fine et svelte d'aspect
Sur ses anches pourtant
Une asperge trouvait
Le gras trop abondant

Elle enviait la silhouette
Des brindilles fluettes
Qui aux modèles jouant
Se trémoussaient au ventFables, fables enfants, fables marrantes, fables droles, petites fables, fables humour, fable enfants, fables pour les enfants, fables nature, la fontaine, site éducatif, activités éducatives

Alors elle entreprit
Une grève de l'estomac
Et brutalement se mit
A sauter ses repas

Plusieurs semaines durant
Tout substrat rejetant
Elle ne fit qu'absorber
Des litres d'eau entiers

Son tour de taille fondit
Mais plus elle maigrissait
Et plus dans son reflet
Elle se voyait bouffie
Alors elle poursuivit
Sa diète tortionnaire
Qui maniaque et sévère
En obsession finit

A force de compter
La moindre calorie
De soigner elle omit
Sa précieuse santé

Sa tête recourbée
Sa tige effilochée
Bientôt elle ne fut plus
D'asperge qu'un résidu

Ainsi quand vint le temps
En sauce d'être goûtée
Pas même un seul gourmand
Ne voulut la croquer

Plutôt que de passer
Ses bourrelets en revue
Sans doute eut-elle du
Apprendre à les choyer !

Fable pour enfants avec des animaux - La bécasse

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Altière et fière une bécasse
Perchée sur d'étroites échassesFables,fables enfants,fables humour,fables droles,fables animaux,fable becasse,histoire enfants,histoires enfants,pour les enfants, site pour enfants,site éducatif,site pédagogique,eveil,eveil enfants,eveil nature
Ne cessait de se dandiner
Et copieusement de jacasser

Trop occupée à pavoiser
Sur une pierre elle mit le pied
Si bien qu'au sol elle s'étala
Et tout net son bec se brisa

Privée du précieux attribut
Elle se sentie fort abattue
Mais par bonheur se trouvait là
La plus grande commère du bois

Bien renseignée, Madame la pie
Recommanda à son amie
Un magicien aux doigts de fée
Qui saurait la raccommoder

L'oiseau blessé sans hésiter
Alla trouver le bienfaiteur
A qui suffirent quelques heures
Pour réparer le bec cassé
Par telles prouesses émerveillée
La bécasse eut la bonne idée
De faire appel au magicien
Pour s'embellir au quotidien

En échange de menus deniers
Il accepta de redonner
A son plumage de l'éclat
Dont sans attendre elle se vanta

Puis ses échasses il étira
Ses deux ailes il redessina
Enfin des flancs il préleva
Du gras qu'à son torse il colla

Mais cette fois le volatile
Soudainement moins volubile
En conséquence de ses caprices
Connut un atroce supplice !

Et toute sa vie dut endurer
D'être un deux pattes surmonté
D'un bout de chair rafistolé :
Une vulgaire poule rapiécée !
 

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